Mardi 20 mai 2008
Fin juin, je laisserai la baguette de l'ORD pour prendre la clarinette et jouer le
Concerto pour deux clarinettes op. 91 de Franz Krommer. La première clarinette de l'orchestre, Dany, me donnera la réplique. Alain, membre de l'orchestre, sera au pupitre où il va
se débrouiller comme un chef. Ce sera à n'en pas douter un moment fort sympathique. Parce que l'orchestre progresse encore. Car l'oeuvre est somptueuse aussi. Parce qu'il y aura également
beaucoup de plaisir à jouer ensemble. Hier soir nous avons travaillé entre solistes et chef avant de rejoindre dès la semaine prochaine le reste de la troupe. Nous avons hâte !
Ce concerto date de 1815. Sa composition est tardive par rapport à celles des autres oeuvres pour clarinette(s) écrites par Krommer, l'écriture y est plus développée et aboutie. Notamment par rapport à l'opus 35 également pour deux clarinettes (très souvent joué et bien connu) et l'opus 36 qui datent de 1802-1803. Entre temps, l'instrument a évolué et le compositeur va beaucoup plus loin dans son utilisation. Jeux sur les couleurs, virtuosité, musicalité, contrastes de nuances. Opposition entre verve et enthousiasme des mouvements rapides et lyrisme et pathos et sections lentes.
C'est en stage, il y a une dizaine d'année que j'ai découvert Krommer. Par son opus 35 joué en duo avec Jessica Bessac (qui après un brillant parcours au CNSM joue maintenant dans un des grands orchestres parisiens). Et l'enregistrement qu'en a fait Thomas Friedli. J'ai ensuite travaillé l'opus 36 et l'opus 91.
Je n'ai pas réussi, à l'époque, à me procurer la version de Thomas Friedli. J'avais donc acheté celle de Kalman Berkes. Belle et brillante. Puis j'ai acquis celle de Sabine Meyer avec Julian Bliss, au départ pour des concertos de Spohr gravés par la clarinettiste allemande qui complètent ce disque. Encore plus réussie !

Qu'est-ce que j'apprécie ou regrette dans l'une et l'autre de ces versions ? J'aime beaucoup le jeu très brillant de Kalman Berkes. Il s'amuse et fait preuve de beaucoup de musicalité. Mais son collègue, Tomoko Takashima, est très en retrait. Leur duo manque d'homogénéité. Sans parler de l'orchestre un peu lourd ou de la prise de son qui n'est pas des meilleures. Malgré tout, c'est une version que j'ai écoutée très souvent et qui me satisfaisait plutôt. Mais depuis quelques mois, j'en ai une autre... L'orchestre qui accompagne Sabine Meyer et Julian Bliss est très beau, coloré, très précis sur les articulations, plein de relief. Les solistes sont quant à eux formidables. Des sons différents mais qui arrivent parfaitement à s'unir quand il le faut et à se marier l'un dans l'autre. Beaucoup de musicalité, un détaché parfait et un réel jeu sur les nuances et les oppositions.
Ce concerto date de 1815. Sa composition est tardive par rapport à celles des autres oeuvres pour clarinette(s) écrites par Krommer, l'écriture y est plus développée et aboutie. Notamment par rapport à l'opus 35 également pour deux clarinettes (très souvent joué et bien connu) et l'opus 36 qui datent de 1802-1803. Entre temps, l'instrument a évolué et le compositeur va beaucoup plus loin dans son utilisation. Jeux sur les couleurs, virtuosité, musicalité, contrastes de nuances. Opposition entre verve et enthousiasme des mouvements rapides et lyrisme et pathos et sections lentes.
C'est en stage, il y a une dizaine d'année que j'ai découvert Krommer. Par son opus 35 joué en duo avec Jessica Bessac (qui après un brillant parcours au CNSM joue maintenant dans un des grands orchestres parisiens). Et l'enregistrement qu'en a fait Thomas Friedli. J'ai ensuite travaillé l'opus 36 et l'opus 91.
Je n'ai pas réussi, à l'époque, à me procurer la version de Thomas Friedli. J'avais donc acheté celle de Kalman Berkes. Belle et brillante. Puis j'ai acquis celle de Sabine Meyer avec Julian Bliss, au départ pour des concertos de Spohr gravés par la clarinettiste allemande qui complètent ce disque. Encore plus réussie !

Qu'est-ce que j'apprécie ou regrette dans l'une et l'autre de ces versions ? J'aime beaucoup le jeu très brillant de Kalman Berkes. Il s'amuse et fait preuve de beaucoup de musicalité. Mais son collègue, Tomoko Takashima, est très en retrait. Leur duo manque d'homogénéité. Sans parler de l'orchestre un peu lourd ou de la prise de son qui n'est pas des meilleures. Malgré tout, c'est une version que j'ai écoutée très souvent et qui me satisfaisait plutôt. Mais depuis quelques mois, j'en ai une autre... L'orchestre qui accompagne Sabine Meyer et Julian Bliss est très beau, coloré, très précis sur les articulations, plein de relief. Les solistes sont quant à eux formidables. Des sons différents mais qui arrivent parfaitement à s'unir quand il le faut et à se marier l'un dans l'autre. Beaucoup de musicalité, un détaché parfait et un réel jeu sur les nuances et les oppositions.


























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