Samedi 15 mars 2008
La semaine a été chargée. Repos bien mérité maintenant ! Rapidement, je vous livre ici (presqu'à chaud encore) mes premières impressions. Comme elles me viennent. En
rappelant toutefois le programme des soirées : il y avait pour commencer le (trop bref) Deuxième Entracte de Rosamunde de Schubert suivi du Concerto pour violoncelle de
Schumann ; puis le poème symphonique Ce qu'on entend sur la montagne de Liszt, avec le poème de Victor Hugo.
Je suis plutôt satisfait des deux soirées que nous venons de donner avec l'ORD. Avec des choses différentes pour le jeudi et le vendredi, biens ou mauvaises. Il aurait été possible de faire bien mieux, certains passages auraient pu (ou dû) être mieux. Mais... Avant tout, un grand bravo à tous. Le programme était ambitieux et très (trop) difficile. J'avais peut-être un peu sous estimé la difficulté du Liszt. Certainement même. Ce n'était pas facile, il y a eu du découragement pour certains. Mais collectivement, nous avons réussi à faire de belles choses. L'ensemble a progressé. Techniquement, individuellement et collectivement. Certes, il y aurait encore du boulot sur ce poème symphonique. La sauce commençait juste à prendre. Quelques services de plus auraient permis d'aller plus loin musicalement et de dépasser les questions purement techniques. Malgré tout, chacun a fait le maximum et le résultat était plutôt inespéré.
Ce que je retiendrais du jeudi, c'est d'abord une incroyable concentration. Une attention comme rarement nous avons eu. C'était nécessaire. Et le Schubert en a été très beau. Le Liszt riche en émotion. Il y a eu plein de petits trucs, des accidents de parcours, des problèmes de justesse, mais une incroyable énergie. Les atmosphères ont été très bien rendues. Et il y a avait le petit truc en plus. Celui qu'on ne sait pas expliquer mais qui fait que... Pour Schumann ça a été un peu plus difficile. Il a fallu du temps pour trouver les repères et faire sonner l'oeuvre dans cet Amphidice un peu mat. Beau résultat malgré tout, mais facilement perfectible.
Pour le vendredi, c'est la première partie qui a été très belle. Incroyable Concerto, soliste époustouflant. Quel jeu, quel feu, quelles couleurs ! Belle énergie globale et cohérence entre soliste et orchestre. Schubert était plutôt réussi aussi, mais ça manquait un petit peu de contrastes. En deuxième partie, nous avons proposé un Liszt plus posé, plus juste que la veille. Mais moins dynamique, moins conduit. En parti par ma "faute". La fatigue de la semaine, de la courte nuit aussi, était bien là. Et je n'ai peut-être pas donné assez pour emporter l'ensemble. C'était propre et bien. Mais sans plus. Il manquait le brin d'émotion de la veille, le petit truc en plus. Le public a adhéré, malgré tout. C'est important aussi !
Maintenant, on prépare la suite de la saison. Plus facile et plus légère. Je réfléchis aussi à celle de l'année prochaine, à son organisation, à son déroulement. On parle pour l'ORD de Peer Gynt de Grieg et du Requiem de Cherubini. La question du programme n'étant jamais facile avec cet orchestre... Il me faut aussi travailler sur la prochaine création de Dominique Joubert. Avec d'autres musiciens, dans d'autres conditions. A suivre !
Je suis plutôt satisfait des deux soirées que nous venons de donner avec l'ORD. Avec des choses différentes pour le jeudi et le vendredi, biens ou mauvaises. Il aurait été possible de faire bien mieux, certains passages auraient pu (ou dû) être mieux. Mais... Avant tout, un grand bravo à tous. Le programme était ambitieux et très (trop) difficile. J'avais peut-être un peu sous estimé la difficulté du Liszt. Certainement même. Ce n'était pas facile, il y a eu du découragement pour certains. Mais collectivement, nous avons réussi à faire de belles choses. L'ensemble a progressé. Techniquement, individuellement et collectivement. Certes, il y aurait encore du boulot sur ce poème symphonique. La sauce commençait juste à prendre. Quelques services de plus auraient permis d'aller plus loin musicalement et de dépasser les questions purement techniques. Malgré tout, chacun a fait le maximum et le résultat était plutôt inespéré.
Ce que je retiendrais du jeudi, c'est d'abord une incroyable concentration. Une attention comme rarement nous avons eu. C'était nécessaire. Et le Schubert en a été très beau. Le Liszt riche en émotion. Il y a eu plein de petits trucs, des accidents de parcours, des problèmes de justesse, mais une incroyable énergie. Les atmosphères ont été très bien rendues. Et il y a avait le petit truc en plus. Celui qu'on ne sait pas expliquer mais qui fait que... Pour Schumann ça a été un peu plus difficile. Il a fallu du temps pour trouver les repères et faire sonner l'oeuvre dans cet Amphidice un peu mat. Beau résultat malgré tout, mais facilement perfectible.
Pour le vendredi, c'est la première partie qui a été très belle. Incroyable Concerto, soliste époustouflant. Quel jeu, quel feu, quelles couleurs ! Belle énergie globale et cohérence entre soliste et orchestre. Schubert était plutôt réussi aussi, mais ça manquait un petit peu de contrastes. En deuxième partie, nous avons proposé un Liszt plus posé, plus juste que la veille. Mais moins dynamique, moins conduit. En parti par ma "faute". La fatigue de la semaine, de la courte nuit aussi, était bien là. Et je n'ai peut-être pas donné assez pour emporter l'ensemble. C'était propre et bien. Mais sans plus. Il manquait le brin d'émotion de la veille, le petit truc en plus. Le public a adhéré, malgré tout. C'est important aussi !
Maintenant, on prépare la suite de la saison. Plus facile et plus légère. Je réfléchis aussi à celle de l'année prochaine, à son organisation, à son déroulement. On parle pour l'ORD de Peer Gynt de Grieg et du Requiem de Cherubini. La question du programme n'étant jamais facile avec cet orchestre... Il me faut aussi travailler sur la prochaine création de Dominique Joubert. Avec d'autres musiciens, dans d'autres conditions. A suivre !


























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