Vendredi 10 novembre 2006
Aujourd'hui, je publie à nouveau un billet consacré à un CD écouté ce soir et déjà présenté sur ces pages. A nouveau mon disque du jour. Un très bel enregistrement consacré à trois oeuvres peu ou pas connues, écrites par des compositeurs tout aussi peu connus du grand public : les CONCERTOS POUR CLARINETTE de Lukas Foss, Einar Englund et William Thomas McKinley, par le clarinettiste américain Richard Stoltzman.

Dans cet enregistrement, Richard Stoltzman nous propose de découvrir trois concertos contemporains. Ce qu'il aime faire tant au concert qu'au disque. Je me souviens d'ailleurs l'avoir entendu à Lyon avec L'ONL dirigé par Leonard Slatkin dans une création française du superbe et virtuose Concerto pour clarinette de Rautavaara. Une oeuvre à découvrir, aussi... Ici, des partitions peu jouées mais ô combien intéressantes d'un Américain, d'un Finlandais et d'un Allemand. Trois concertos écrits à l'intention du même clarinettiste, ici leur interprète.
Le plus ancien des trois concertos est celui de Lukas Foss, né à Berlin en 1922. A 15 ans, il émigre aux Etats-Unis où il travaille notamment avec Fritz Reiner, Serge Koussevitzki et Paul Hindemith. Plusieurs fois primé pour ses compositions, il devient professeur de composition à l'Université de Californie à Los Angeles, succédant ainsi à Arnold Schoenberg. Parallèlement, il mène une brillante carrière américaine de chef d'orchestre. Comme compositeur, les critiques le considèrent comme un enfant terrible mélangeant minimalisme, musique tonale, sérialisme et musique aléatoire. Esquissée en 1986, la composition de ce concerto s'est terminée deux ans plus tard. A la demande de Toru Takemitsu qui voulait que Foss lui compose une oeuvre pour l'un de ses festivals japonais. Le compositeur et chef allemand est reparti d'une pièce de musique de chambre pour piano, clarinette et cordes, Tashi, qu'il a entièrement réécrite sous forme de concerto pour clarinette.
Le deuxième concerto pour clarinette de William Thomas McKinley sonne lui de manière très américaine : on y retrouve Gershwin, Copland, Bernstein... Le jazz aussi pointe son nez de temps en temps dans cette partition qui date de 1990. Né en 1938, McKinley pratique très tôt le piano classique et jazz. Il travaille toujours dans ces deux genres et a écrit plus de 250 oeuvres récompensées, primées ou commandées par les solistes et jazzmen américains les plus prestigieux, les orchestres les plus importants.
Enfin, Stoltzman propose un concerto du scandinave Einar Englund. On y retrouve l'atmosphère de la musique de Sibelius, mais avec du dodécaphonisme ou des allusions et références à Stravinski (Pulcinella, par exemple). Ce compositeur et pianiste finlandais est né en 1916 et a étudié la musique à l'Académie Sibelius d'Helsinki. Blessé à la main pendant la Deuxième Guerre mondiale, il doit renoncer à une carrière de pianiste et se consacre alors pleinement à la composition. Recommandé par Sibelius lui-même, il part étudier aux Etats-Unis avec Aaron Copland. Beaucoup le considèrent comme le successeur de Sibelius, mais lui se dit se sentir plus proche de Chostakovitch, Stravinski et Bartok.

Dans cet enregistrement, Richard Stoltzman nous propose de découvrir trois concertos contemporains. Ce qu'il aime faire tant au concert qu'au disque. Je me souviens d'ailleurs l'avoir entendu à Lyon avec L'ONL dirigé par Leonard Slatkin dans une création française du superbe et virtuose Concerto pour clarinette de Rautavaara. Une oeuvre à découvrir, aussi... Ici, des partitions peu jouées mais ô combien intéressantes d'un Américain, d'un Finlandais et d'un Allemand. Trois concertos écrits à l'intention du même clarinettiste, ici leur interprète.
Le plus ancien des trois concertos est celui de Lukas Foss, né à Berlin en 1922. A 15 ans, il émigre aux Etats-Unis où il travaille notamment avec Fritz Reiner, Serge Koussevitzki et Paul Hindemith. Plusieurs fois primé pour ses compositions, il devient professeur de composition à l'Université de Californie à Los Angeles, succédant ainsi à Arnold Schoenberg. Parallèlement, il mène une brillante carrière américaine de chef d'orchestre. Comme compositeur, les critiques le considèrent comme un enfant terrible mélangeant minimalisme, musique tonale, sérialisme et musique aléatoire. Esquissée en 1986, la composition de ce concerto s'est terminée deux ans plus tard. A la demande de Toru Takemitsu qui voulait que Foss lui compose une oeuvre pour l'un de ses festivals japonais. Le compositeur et chef allemand est reparti d'une pièce de musique de chambre pour piano, clarinette et cordes, Tashi, qu'il a entièrement réécrite sous forme de concerto pour clarinette.
Le deuxième concerto pour clarinette de William Thomas McKinley sonne lui de manière très américaine : on y retrouve Gershwin, Copland, Bernstein... Le jazz aussi pointe son nez de temps en temps dans cette partition qui date de 1990. Né en 1938, McKinley pratique très tôt le piano classique et jazz. Il travaille toujours dans ces deux genres et a écrit plus de 250 oeuvres récompensées, primées ou commandées par les solistes et jazzmen américains les plus prestigieux, les orchestres les plus importants.
Enfin, Stoltzman propose un concerto du scandinave Einar Englund. On y retrouve l'atmosphère de la musique de Sibelius, mais avec du dodécaphonisme ou des allusions et références à Stravinski (Pulcinella, par exemple). Ce compositeur et pianiste finlandais est né en 1916 et a étudié la musique à l'Académie Sibelius d'Helsinki. Blessé à la main pendant la Deuxième Guerre mondiale, il doit renoncer à une carrière de pianiste et se consacre alors pleinement à la composition. Recommandé par Sibelius lui-même, il part étudier aux Etats-Unis avec Aaron Copland. Beaucoup le considèrent comme le successeur de Sibelius, mais lui se dit se sentir plus proche de Chostakovitch, Stravinski et Bartok.
William T. McKinley - 1. Allegro dramatico e tempestoso - Concerto pour clarinette n° 2
Richard Stoltzman - Deutsches Symphonie-Orchester Berlin - Lukas Foss (RCA Victor)


























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