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un compteur pour votre site
Lundi 29 octobre 2007
Philippe Jaroussky vient de sortir un nouvel enregistrement, accompagné d'Emmanuelle Haïm et du Concert d'Astrée. Un disque consacré au castrat Giovanni Carestini, avec des oeuvres de Porpora, Gluck, Capelli, Graun, Hasse ou encore Haendel.

Ce célèbre chanteur du XVIIIe siècle mène une brillante carrière en Italie et travaille pour l'Electeur de Bavière avant de partir pour Londres rejoindre Haendel. Mais ce dernier lui préfère finalement Farinelli. Après un passage à la cour de l'Electeur de Saxe, il chante finalement pour Frédéric II de Prusse puis pour Pierre-le-Grand à Saint-Pétersbourg. Ses contemporains disent de lui qu'il était l'un des tous meilleurs castrats, tant pour sa grande virtuosité, pour son sens de l'élégance dans l'ornementation que pour l'intelligence de son jeu d'acteur. Malheureusement, son nom a été oublié au profit de celui de son grand rival de l'époque, Farinelli.



Une vidéo de l'enregistrement de ce disque est visible sur le site d'une très célèbre enseigne (en bas de la page). Je me laisserais bien tenter..., Graun, Hasse et Haendel._fck
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Lundi 29 octobre 2007
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Dimanche 28 octobre 2007
Ma chérie aime bien quand je cuisine. C'est certes fort rare. Mais il paraît que ce n'est pas trop mal. Je devrais donc me lancer plus souvent. Hier soir, à sa demande, j'ai tenté un soufflé au fromage. La recette n'est pas compliquée. Les précédentes expériences se sont d'ailleurs plutôt bien passées. Mais il y a une difficulté. La cuisson et sa durée. J'ai donc mis un tablier (oui, je sais, ce rouge... il faudrait m'en offrir un autre... idée cadeau pour ce qui arrive bientôt !). J'ai ouvert un des nombreux livres de cuisine que nous avons. J'ai préparé mes ustensiles et mes ingrédients. Je me suis lancé. Il a cuit (mais je ne suis pas resté l'observer tout le temps, c'était juste pour la photo). Nous l'avons dévoré. Et apprécié. Pour ma part en tout cas. Madame dira elle ce qu'elle en a pensé. Miam !


Voilà donc la recette utilisée hier soir (pour 6 personnes) :

25 cl de crème liquide
1 sachet de levure
25 g de beurre
5 oeufs
250 g de comté râpé et de parmesan
sel et poivre
1 noisette de beurre

Préchauffer le four thermostat 200°C. Beurrer le plat à soufflé et le parsemer de fromage râpé. Dans une grande casserole, porter à ébullition la crème liquide avec la levure pendant 5 minutes. A feu doux, mélanger sans cesse jusqu'à obtention d'une pâte épaisse. Hors du feu, ajouter le beurre. Mélanger à nouveau.

Séparer les blancs des jaunes et battre les blancs en neige bien ferme. Ajouter les jaunes un à un dans la casserole, sur le feu. Bien mélanger. Ajouter les fromages. Saler et poivrer. Mélanger à nouveau. Hors du feu, verser les blancs en neige dans la casserole et mélanger délicatement sans casser les blancs.

Verser la préparation dans la plat. Mettre au four 25 à 30 minutes, sans ouvrir la porte du four. Le soufflé est prêt quand il est gonflé et doré. Servir illico presto.
_bug_fck
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Dimanche 28 octobre 2007
Non sans mal, je viens de terminer la lecture de Bienvenue au club de Jonathan Coe. Un livre commencé il y a plusieurs semaines, cet été, que j'ai eu du mal à suivre, à prendre ou reprendre, à lire, à terminer... Je ne saurais dire pourquoi. Mais je doute que, dans l'immédiat, j'ai envie de lire Le Cercle fermé, la suite de cette aventure adolescente dans l'Angleterre des années 70.

publié dans : livres
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Samedi 27 octobre 2007
Mon disque du jour est consacré à une oeuvre contemporaine pour percussion et orchestre : Veni, Veni Emmanuel de James MacMillan. Que j'avais eu l'occasion d'entendre et d'apprécier à l'auditorium de Lyon en janvier 2000. Avec Colin Currie, le soliste de cet enregistrement, accompagné par l'Orchestre national de Lyon sous la direction de David Robertson.


Il s'agit d'un concerto pour percussion, en un seul mouvement (mais divisible en cinq sections très contrastée). Soliste et orchestre y dialoguent sur un matériau thématique emprunté au plain-chant de l'Avent (temps liturgique qui précède Noël)
. Le soliste utilise un très large éventail d'instruments couvrant sons accordés, sons non accordés, peaux, métaux et bois dont, par exemple, la batterie, les timbales, des gongs, le marimba, le vibraphone traités de manière très virtuose.

Cette partition de James MacMillan est très rythmée et pleine d'énergie. Elle a été créée par Evelyn Glennie et le Scottish Chamber Orchestra le 1er août 1992 au Royal Albert Hall de Londres, sous la direction de Jukka-Pekka Saraste.


James MacMillan - 3. Dance - Veni, Veni Emmanuel
Colin Currie - Ulster Orchestra - Takuo Yuasa (Naxos)
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Vendredi 26 octobre 2007
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Jeudi 25 octobre 2007
Aujourd'hui, une très rapide petite note sans aucun intérêt. Juste pour dire que ça se fête, c'est le millème billet ! Pour fêter l'événement, rendez-vous là-bas pour voir la troisième vidéo de Monsieur P. alias la Krapule. Que je remercie au passage. Voilà : 1000 billets, ça le fait, accompagnés de 3836 commentaires...

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Mardi 23 octobre 2007
Voici trois vidéos permettant d'entendre le fabuleux Concerto pour deux pianos de Francis Poulenc. Ce n'est pas la version du siècle, il y a bien mieux. Mais, elle permet d'entendre et de voir au piano le compositeur (à gauche) et Jacques Février (à droite) avec l'Orchestre national de la RTF dirigé par Georges Prêtre.





publié dans : musique
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Lundi 22 octobre 2007
Envie de savoir ce qui se passe côté boulot ? C'est simple, passez Salle 128 !

publié dans : boulot
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Samedi 20 octobre 2007
Ce qu’on entend sur la montagne, voilà un poème de Victor Hugo mis en musique de manière très convaincante par Franz Liszt. Je vous proposerai très vite, ici, une analyse pour mieux comprendre comme le compositeur a transcrit musicalement les idées et les mots de l'écrivain. En attendant, je vous invite à relire ce très beau texte.

Der Wanderer - C.D. Friedrich

Avez-vous quelquefois, calme et silencieux,
Monté sur la montagne, en présence des cieux ?
Etait-ce aux bords du Sund ? aux côtes de Bretagne ?
Aviez-vous l'océan au pied de la montagne ?
Et là, penché sur l'onde et sur l'immensité,
Calme et silencieux, avez-vous écouté ?

Voici ce qu'on entend : - du moins un jour qu'en rêve
Ma pensée abattit son vol sur une grève,
Et, du sommet d'un mont plongeant au gouffre amer,
Vit d'un côté la terre et de l'autre la mer,
J'écoutai, j'entendis, et jamais voix pareille
Ne sortit d'une bouche et n'émut une oreille.

Ce fut d'abord un bruit large, immense, confus,
Plus vague que le vent dans les arbres touffus,
Plein d'accords éclatants, de suaves murmures,
Doux comme un chant du soir, fort comme un choc d'armures
Quand la sourde mêlée étreint les escadrons
Et souffle, furieuse, aux bouches des clairons.
C'était une musique ineffable et profonde,
Qui, fluide, oscillait sans cesse autour du monde,
Et dans les vastes cieux, par ses flots rajeunis,
Roulait élargissant ses orbes infinis
Jusqu'au fond où son flux s'allait perdre dans l'ombre
Avec le temps, l'espace et la forme et le nombre.
Comme une autre atmosphère épars et débordé,
L'hymne éternel couvrait tout le globe inondé.
Le monde, enveloppé dans cette symphonie,
Comme il vogue dans l'air, voguait dans l'harmonie.
Et pensif, j'écoutais ces harpes de l'éther,
Perdu dans cette voix comme dans une mer.

Bientôt je distinguai, confuses et voilées,
Deux voix, dans cette voix l'une à l'autre mêlées,
De la terre et des mers s'épanchant jusqu'au ciel,
Qui chantaient à la fois le chant universel ;
Et je les distinguai dans la rumeur profonde,
Comme on voit deux courants qui se croisent sous l'onde.

L'une venait des mers ; chant de gloire ! hymne heureux !
C'était la voix des flots qui se parlaient entre eux ;
L'autre, qui s'élevait de la terre où nous sommes,
Etait triste ; c'était le murmure des hommes ;
Et dans ce grand concert, qui chantait jour et nuit,
Chaque onde avait sa voix et chaque homme son bruit.

Or, comme je l'ai dit, l'océan magnifique
Epandait une voix joyeuse et pacifique,
Chantait comme la harpe aux temples de Sion,
Et louait la beauté de la création.
Sa clameur, qu'emportaient la brise et la rafale,
Incessamment vers Dieu montait plus triomphale,
Et chacun de ses flots que Dieu seul peut dompter,
Quand l'autre avait fini, se levait pour chanter.
Comme ce grand lion dont Daniel fut l'hôte,
L'océan par moments, abaissait sa voix haute,
Et moi je croyais voir, vers le couchant en feu,
Sous sa crinière d'or passer la main de Dieu.

Cependant, à côté de l'auguste fanfare,
L'autre voix, comme un cri de coursier qui s'effare,
Comme le gond rouillé d'une porte d'enfer,
Comme l'archet d'airain sur la lyre de fer,
Grinçait ; et pleurs, et cris, l'injure, l'anathème,
Refus du viatique et refus du baptême,

Et malédiction, et blasphème, et clameur,
Dans le flot tournoyant de l'humaine rumeur
Passaient, comme le soir on voit dans les vallées
De noirs oiseaux de nuit qui s'en vont par volées.
Qu'était-ce que ce bruit dont mille échos vibraient ?
Hélas ! c'était la terre et l'homme qui pleuraient.

Frères ! de ces deux voix étranges, inouïes,
Sans cesse renaissant, sans cesse évanouies,
Qu'écoute l'Eternel durant l'éternité,
L'une disait : NATURE ! et l'autre : HUMANITE !

Alors je méditai ; car mon esprit fidèle,
Hélas ! n'avait jamais déployé plus grande aile ;
Dans mon ombre jamais n'avait lui tant de jour ;
Et je rêvai longtemps, contemplant tour à tour,
Après l'abîme obscur que me cachait la lame,
L'autre abîme sans fond qui s'ouvrait dans mon âme.
Et je me demandai pourquoi l'on est ici,
Quel peut être après tout le but de tout ceci,
Que fait l'âme, lequel vaut mieux d'être ou de vivre,
Et pourquoi le Seigneur, qui seul lit à son livre,
Mêle éternellement dans un fatal hymen
Le chant de la nature au cri du genre humain ?

Victor Hugo 27 juillet 1829 Les Feuilles d'automne
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