Jeudi 4 janvier 2007
Nous commençons aujourd'hui l'aventure mozartienne par le disque 8 du volume 2. Première étape difficile car elle
permet d'entendre deux chef-d'oeuvres : les 20e et 22e concertos pour piano KV 466 et 482. Il apparaît évident que les interprétations d'une intégrale ne
pourront pas égaler les versions de référence... Hypothèse ici vérifiée. Inutile, donc, de vouloir comparer cet enregistrement aux versions de Perahia, Pires ou Argerich, il ne résisterait pas.
Il faut plutôt voir l'intérêt de ce coffret, si les versions ne sont malgré tout pas trop mauvaises, dans le fait de tout avoir afin de pouvoir aisément entendre ce que l'on pourrait lire sur le
musicien dans tel ou tel ouvrage, entendre dans telle ou telle émission.
Je dois avouer que mon concerto préféré de Mozart est le 20e. Et bien, l'écoute de ce disque m'aurait fait dire que le 22e est bien mieux (ce qui n'est en vérité pas le cas !). Car, oui, n'ayons pas peur de le dire, je me suis ennuyé à l'écoute de cette oeuvre qui est normalement extrêmement tragique. Ce concerto, en ré mineur, a été créé le 10 février 1785, à Vienne. C'est peut-être la partition la moins mozartienne de toutes, du genre concerto en tout cas. Celle qui s'inscrit le plus dans le courant du Sturm und Drank avec sa grande expressivité, son caractère dramatique et tourmenté. Mais ici, rien. Pas assez en tout cas. Un bon moment, bien sympathique (Amandine m'a même dit, alors qu'elle entendait cet enregistrement d'une oreille, trouver cette oeuvre plutôt joyeuse... sans pousser si loin...). Mais pas de véritable tension ou dramatisation du discours.
J'ai plus aimé l'interprétation faite ici du concerto maçonnique qu'est le 22e, qui est donc peu plus satisfaisante. Par contre, j'ai été très déçu par une chose valable aussi pour le 20e : les tempi trop rapides des mouvements lents qui perdent leur caractère tendre et délicat (ou tourmenté pour la partie centrale du 20e). Pourtant les maîtres mots de ce concerto en mi bémol majeur, créé le 16 décembre 1785, également à Vienne.
Sinon, j'ai plutôt bien aimé le jeu du soliste, même s'il est incomparable à celui de Murray Perahia. Cette question de comparaison a déjà été évoquée, n'y revenons pas... Mais pas ses cadences. L'orchestre, par contre, manque de contrastes : tout semble sur le même plan, ce qui est peut-être aussi dû à la surprenante prise de son (sauf dans les tutti du 22e ou le micro des violoncelles devait être plus ouvert que les autres... ce qui est assez étonnant...).
Enfin, une question... Pourquoi tant de différence de tempo dans le refrain du final du 22e concerto entre les interventions du soliste et les réponses du tutti qui sont plus rapides ? C'est assez étrange et donne l'impression que l'orchestre presse, n'écoute pas le pianiste, qu'il n'y a pas de véritable cohésion...
Bref, cette écoute aura été un peu décevante, plus pour le 20e que le 22e. Malgré tout, ces deux oeuvres restent des sommets, le 20e en particulier. En fait, tout va bien quand on écoute ça de loin, et se dégrade quand on commence à faire plus attention aux choses. L'erreur aura certainement été de commencer cette histoire par des oeuvres si connues dont j'apprécie tant l'écriture et dont certaines versions me conditionnent déjà beaucoup. Trop peut-être.
Wolfgang Amadeus Mozart - Concertos pour piano KV 466 et 482
Derek Han - Philharmonia Orchestra, Paul Freeman
[ Brillant Classics ] Volume 2 CD 8
La copie de DM est là !
Je dois avouer que mon concerto préféré de Mozart est le 20e. Et bien, l'écoute de ce disque m'aurait fait dire que le 22e est bien mieux (ce qui n'est en vérité pas le cas !). Car, oui, n'ayons pas peur de le dire, je me suis ennuyé à l'écoute de cette oeuvre qui est normalement extrêmement tragique. Ce concerto, en ré mineur, a été créé le 10 février 1785, à Vienne. C'est peut-être la partition la moins mozartienne de toutes, du genre concerto en tout cas. Celle qui s'inscrit le plus dans le courant du Sturm und Drank avec sa grande expressivité, son caractère dramatique et tourmenté. Mais ici, rien. Pas assez en tout cas. Un bon moment, bien sympathique (Amandine m'a même dit, alors qu'elle entendait cet enregistrement d'une oreille, trouver cette oeuvre plutôt joyeuse... sans pousser si loin...). Mais pas de véritable tension ou dramatisation du discours.
J'ai plus aimé l'interprétation faite ici du concerto maçonnique qu'est le 22e, qui est donc peu plus satisfaisante. Par contre, j'ai été très déçu par une chose valable aussi pour le 20e : les tempi trop rapides des mouvements lents qui perdent leur caractère tendre et délicat (ou tourmenté pour la partie centrale du 20e). Pourtant les maîtres mots de ce concerto en mi bémol majeur, créé le 16 décembre 1785, également à Vienne.
Sinon, j'ai plutôt bien aimé le jeu du soliste, même s'il est incomparable à celui de Murray Perahia. Cette question de comparaison a déjà été évoquée, n'y revenons pas... Mais pas ses cadences. L'orchestre, par contre, manque de contrastes : tout semble sur le même plan, ce qui est peut-être aussi dû à la surprenante prise de son (sauf dans les tutti du 22e ou le micro des violoncelles devait être plus ouvert que les autres... ce qui est assez étonnant...).
Enfin, une question... Pourquoi tant de différence de tempo dans le refrain du final du 22e concerto entre les interventions du soliste et les réponses du tutti qui sont plus rapides ? C'est assez étrange et donne l'impression que l'orchestre presse, n'écoute pas le pianiste, qu'il n'y a pas de véritable cohésion...
Bref, cette écoute aura été un peu décevante, plus pour le 20e que le 22e. Malgré tout, ces deux oeuvres restent des sommets, le 20e en particulier. En fait, tout va bien quand on écoute ça de loin, et se dégrade quand on commence à faire plus attention aux choses. L'erreur aura certainement été de commencer cette histoire par des oeuvres si connues dont j'apprécie tant l'écriture et dont certaines versions me conditionnent déjà beaucoup. Trop peut-être.
Wolfgang Amadeus Mozart - Concertos pour piano KV 466 et 482
Derek Han - Philharmonia Orchestra, Paul Freeman
[ Brillant Classics ] Volume 2 CD 8
La copie de DM est là !



























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