J'avais déjà évoqué l'enregistrement suivant, je me permets d'y revenir. Car il a été question plusieurs fois ces derniers jours de ce
magnifique mais trop peu donné Requiem en ut mineur de Cherubini. Celui-là même qui fut interprété lors des funérailles de Beethoven, celui-là même dont Berlioz, qui n'aimait pas
du tout le sieur Cherubini, trouvait son "Agnus Dei" bouleversant. Outre cette oeuvre, ce très bel enregistrement met à l'honneur deux autres partitions du compositeur italien qui a marqué la vie
musicale officielle de l'après Révolution française, plus particulièrement de la Restauration : la Marche funèbre et le In Paradisum.

Ce Requiem a été créé à Paris le 18 janvier 1816 lors d'une cérémonie rendant hommage à Louis XVI. Très vite, cette oeuvre est devenue incontournable pour les grandes cérémonies
funèbres de l'époque. Elle fut notamment donnée en 1820 à l'occasion des obsèques du duc de Berry, tout comme la Marche funèbre. Cette dernière serait une refonte d'une partition
antérieure datant de 1797, une marche intitulée Pompe funèbre extraite d'une cantate funèbre. C'est cette marche dans sa version corrigée de 1820 qui fut donnée lors des obsèques de
Cherubini en 1842.
De magnifiques oeuvres dramatiques fort bien orchestrées, impressionnantes, profondes. Ici très bien restituées par Christoph Spering, les musiciens du Nouvel Orchestre de chambre de Berlin et le
Chorus Musicus de Cologne. Une interprétation très soignée.
Luigi Cherubini - 7. Agnus Dei (extrait) - Requiem en ut mineur
Chorus Musicus Köln - Das Neue Orchester - Christoph Spering (Opus 111)


























Derniers Messages