Mardi 18 mars 2008
L'autre soir était donné sur Arte le Requiem allemand de Brahms. C'est une oeuvre que j'aime vraiment beaucoup. Depuis longtemps. Qui m'évoque
beaucoup de choses. Qui me procure beaucoup d'émotions. En particulier le deuxième mouvement "Denn alles Fleisch, es ist wie Gras". Qui a lui seul résume toute la dualité qui caractérise l'oeuvre
entière : un balancement entre doutes humains et réconfort divin. Ainsi il oppose une sombre et inexorable marche en si bémol mineur et un lumineux et plein d'espoir trio en sol bémol
majeur.
Je vous propose d'entendre et de voir ce deuxième mouvement. Extrait ici d'une autre version de Claudio Abbado :
Car toute chair est comme l'herbe,Je possède en disque la très belle version de Claudio Abbado avec les Berliner Philharmoniker, le Eric-Ericson-Kammerchor, Cheryl Studer et Andreas Scmidt. Mais il paraît que les enregistrements de cette oeuvre réalisés par Wilhelm Furtwängler méritent plus encore le détour...
toute la gloire de l'homme
est comme la fleur de l'herbe.
L'herbe sèche
et la fleur tombe.
Prenez donc patience, frères,
jusqu'à l'avènement du Seigneur.
Voyez, un laboureur attend
le précieux fruit de la terre
et prendpatience à son égard
jusqu'à ce qu'il reçoive les pluies
de la première et de l'arrière-saison.
Vous aussi, soyez patients.
Car toute chair est comme l'herbe,
toute la gloire de l'homme
est comme la fleur de l'herbe.
L'herbe sèche
et la fleur tombe.
Mais la parole du Seigneur demeure éternellement.
Ceux que l'Éternel aura rachetés reviendront à Sion
avec des chants de triomphe.
Une joie éternelle
couronnera leur tête :
joie et allégresse s'empareront d'eux,
douleur et gémissements fuiront.
Je vous propose d'entendre et de voir ce deuxième mouvement. Extrait ici d'une autre version de Claudio Abbado :


























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