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Toute reproduction ou copie des articles, même partielle, est interdite sans mon autorisation expresse. Comme les images, les fichiers musicaux présentés ne sont pas toujours libres de droits. Il s'agit essentiellement d'extraits proposés dans le seul but de faire découvrir des oeuvres et d'inciter les visiteurs de ce blog à acheter ou télécharger légalement les enregistrements originaux. Si les ayants droit expriment le désir du retrait de certains fichiers sons ou images, qu'ils me contactent ; je les enlèverai alors de suite.







un compteur pour votre site
Jeudi 31 janvier 2008
Je poursuivais hier mon incursion dans le monde de Beethoven avec des oeuvres concertantes pour piano. Disque choisi au hasard dans le coffret. J'ai donc écouté le Concerto pour piano n° 2 op. 19 et le Concerto pour piano op. 61 écrit d'après le Concerto pour violon. On ne peut pas tomber bien à chaque fois !



Je dis ça, en même temps... Je n'aime pas ces deux oeuvres. Au départ, ça n'aide pas. Je trouve ce Deuxième Concerto pour piano peu intéressant. Je n'ai jamais vraiment accroché à cette oeuvre. Mais je dois avouer que Friedrich Gulda s'en sort plutôt bien quand même. Le Concerto pour violon est beaucoup enregistré, il doit donc plaire. Pas à moi. Aucune version ne m'a à ce jour subjuguée. Je me disais qu'ici, dans un arrangement pour piano, par Beethoven lui-même... Non plus ! Il faut dire aussi que cette curiosité n'est pas ici très bien servie. La diffrence entre le piano de Shoko Sugitani, son interprète, et celui de Friedrich Gulda joue ici en la défaveur de l'opus 61. On fera une meilleure pioche la prochaine fois !
publié dans : musique
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Mercredi 30 janvier 2008
Aujourd'hui, je laisse de côté la musique pour une recette très bonne et surtout très facile. Je ne sais comment nommer le gâteau que vous pourrez faire... Un cake au miel ? Un pain d'épices mais sans épice ? Peu importe. Ce qui compte, c'est que c'est très bon !

Il suffit de prendre 250 g de farine, 125 g de sucre, une cuillère à café de bicarbonate de soude et un jaune d'oeuf. Vous mélangez bien. Puis, vous ajoutez deux cuillères à soupe de miel liquide, deux cuillières à soupe d'huile non fruitée et une tasse de lait. Vous mélangez bien le tout pour obtenir une pâte qui soit la plus homogène possible. Vous faîtes ensuite cuire dans un moule à cake beurré pendant une heure environ à 160 ° C.

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Mardi 29 janvier 2008
Je disais l'autre jour que j'allais écouter avec grande attention le dernier enregistrement de l'Ensemble Matheus et Jean-Christophe Spinosi avec Philippe Jaroussky et Marie-Nicole Lemieux. Voilà, c'est chose faite ! Nisi Dominus, Crucifixus et Stabat Mater de Vivaldi. Des oeuvres que je ne connaissais absolument pas, loin des clichés des concertos du compositeur vénitien, par exemple.



Il s'agit donc en premier lieu, pour moi, d'une belle découverte. J'ai été touché par la beauté de ces partitions, des chefs-d'oeuvre de musique sacrée. Mais aussi par l'élégance, le raffinement, la tendresse et la pureté de cette interprétation. Il y a parfois de la tension, dictée par la musique et le texte, mais tout est toujours magnifiquement bien conduit, inspiré. Avec des voix exceptionnelles. Bravo ! Le message spirituel se comprend tout seul, par l'interprétation. Du coup, on ressent véritablement les mots et émotions des textes, on comprend formidablement le sens sacré de ces partitions. Après, on adhère ou non. Mais on ne peut rester insensible à tant de pureté et de beauté.

Depuis quelques années, ces artistes prouvent l'étendue de leur talent. Chacun de leurs enregistrement est source d'une intense émotion. Celui-ci ne déroge pas à cette règle. Il procure lui aussi de divins frissons.
publié dans : musique
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Lundi 28 janvier 2008
Cette musique aura cette année un siècle. Et, depuis 1908, elle ne cesse de poser, inlassablement, sa question qui ne trouve de solution. Une trompette solo s'interroge sur des accords lisses de cordes, les bois tentent de lui répondre dans une sorte de doux chaos. Géniale musique que cette Unanswered Question de Charles Ives. Mais qui me questionne moi aussi. Pourquoi l'ai-je "aimée" autant, dès sa première écoute ? Qu'est-ce qui m'attire tant dans ce long parcours qui ne trouve pas d'issue ? Je ne saurais trop le dire. Les timbres ? L'originalité de ce dialogue sur ce chatoyant lit de cordes ? Je ne sais pas...

On pourrait en parler ici plus longtemps. Mais je crois qu'il faut surtout l'entendre. La version de Leonard Bernstein est d'une toute beauté. Je vous la recommande donc !



Vous pourrez aussi aller faire un tour du côté de Musicareaction qui propose un texte fort intéressant sur cette oeuvre (et une écoute).
publié dans : musique
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Samedi 26 janvier 2008
Je viens aujourd'hui vous proposer de découvrir un enregistrement fabuleux et décapant. Au programme de ce très beau disque, d'une grande virtuosité et d'une incroyable musicalité le Concerto  pour piano et orchestre n° 1 de Chopin ainsi que le Concerto pour piano et orchestre n° 1 de Liszt. Par Martha Argerich, le London Symphony Orchestra et Claudio Abbado.



Si vous ne connaissez pas, je vous le recommande vraiment. Les yeux fermés ! Disponible aujourd'hui à un prix très intéressant avec Le Monde et Le Monde 2...
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Vendredi 25 janvier 2008
... avec l'Orchestre symphonique de Melbourne dans une oeuvre étonnante... et légère. Je vous laisse découvrir, c'est ici que ça se passe. Comment ça ça manque de sérieux ?
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Jeudi 24 janvier 2008
Je poursuis mon exploration de l'intégrale Beethoven avec de la musique de chambre. Il s'agit du premier volume de la musique pour ensemble de vents. Au programme, l'Octuor pour 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons et 2 cors op. 103, le Rondino pour 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons et 3 cors WoO 25, le Sextuor pour 2 clarinettes, 2 bassons et 2 cors op. 71 et les Trois Duos pour clarinette et basson WoO 27. Disque pris au hasard dans le coffret. Les interprètes sont les musiciens de l'Ottetto Italiano.

Au passage, je rappelle que le WoO est le catalogue des oeuvres de Beethoven sans numéro d'opus : Werke ohne Opuszahl, soit "oeuvre sans numéro d'oeuvre".


Il s'agit pour moi de découvertes. Je dois dire que j'ai bien aimé l'Octuor. Joli équilibre des divers instruments, jeu qui m'a semblé plutôt intelligent, grande lisibilité. Après, ce n'est peut-être pas l'oeuvre majeure de Beethoven. Certes. Mais c'est frais et sympathique. Et, donc, bien servi par les interprètes. Par contre, j'ai trouvé le Rondino un brin trop long... Manque d'allant, de souffle, d'esprit. Mais cela tient-il de l'oeuvre ou de ses interprètes ? La partition, à mon avis. Quant au Sextuor, il est assez proche de l'Octuor. Par contre les Duos... Très longs, relativement peu intéressants. Manque de contraste, de dynamique. L'impression aussi que les musiciens et les conditions d'enregistrement ne sont pas les mêmes : prise de son peu flatteuse (mais je ne saurais dire pourquoi), soucis de justesse...

De l'intérêt, pour moi en tout cas, pour l'Octuor et le Sextuor qui sont très plaisants à écouter !


publié dans : musique
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Mercredi 23 janvier 2008
Le programme du Festival d'Aix-en-Provence est arrivé dans ma boîte ! Un joli petit livre accompagné d'un disque. Cette soixantième édition sera à n'en pas douter très intéressante avec entre autres Zaide et Cosi fan tutte de Mozart, Siegfrried de Wagner, Passion de Pascal Dusapin, Belshazzar de Haendel, L'Infedelta Delusa de Haydn, du Brahms, du Dvorak, du Bartok, du Smetana, du Messaien ou du Haydn. On pourra y voir et y entende les Berliner Philharmoniker et Sir Simon Rattle, la Camerata Salzburg, l'Ensemble Modern Frankfurt, René Jacobs et l'Akademie für Alte Music Berlin, Les Talents lyriques de Christophe Rousset, Roger Muraro, William Christie et bien d'autres encore. J'ai déjà quelques idées de ce que je voudrais voir ou entendre. Mais il me faut encore choisir et réfléchir...

publié dans : musique
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Mardi 22 janvier 2008
Depuis le 2 janvier, on peut entendre le dernier disque de l'Ensemble Matheus, Jean-Christophe Spinosi, Philippe Jaroussky et Marie-Nicole Lemieux. Je n'ai pas encore eu cette chance, mais je suis certain que je serai très vite ravi et comblé. En attendant que j'en parle davantage, je vous invite à découvrir le site consacré à cet enregistrement du Nisi Dominus, du Crucifixus et du Stabat Mater de Vivaldi. Ainsi qu'à regarder et écouter avec attention la vidéo qui suit. On en reparle très bientôt !




Vivaldi - Jaroussky, Lemieux, Spinosi
envoyé par naiveclassique


L’UNISSON PARFAIT - Par Yutha TEP

Vivaldi, Spinosi, Lemieux, Jaroussky : quatre noms que les mélomanes ont indissolublement associés depuis un certain Orlando furioso qui fit souffler en 2003 un vent de folie sur les scènes françaises. Après Orlando, après La fida ninfa, après aussi bien des concerts communs, cet enregistrement des deux oeuvres sacrées les plus célèbres du Prete Rosso relève donc d’une évidence que nul ne contesterait.

Côté chanteurs, c’est un unisson parfait : « Depuis le temps que nos noms étaient associés dans la musique de Vivaldi, il fallait bien en passer par là. » (Marie-Nicole Lemieux) « Ce disque est naturel, il nous tenait tous à coeur et nous en parlions depuis très longtemps. » (Philippe Jaroussky) Et le chef Spinosi d’ajouter son coup de baguette : « Sincèrement, je ne me suis jamais demandé si je pouvais l’enregistrer avec d’autres chanteurs. La seule question que je me suis posée, c’est à la limite de savoir comment le disque aurait fonctionné avec Philippe dans le Stabat Mater et, à l’inverse, avec Marie-Nicole dans le Nisi Dominus. Je pense honnêtement que nous avons fait les choses dans le bon sens. L’un comme l’autre peuvent être de grands interprètes des deux partitions. »

Le regard que porte chaque soliste sur le travail de l’autre le confirme sans discussion. « Quand j’entends Philippe, j’entends quelqu’un que j’admire immensément mais qui est totalement différent de moi, confie Marie-Nicole Lemieux. Dans le Nisi Dominus, cela me plaît tellement, mes oreilles sont musicalement si heureuses que je n’ai pas envie de m’approprier ce qu’il fait. C’est une musique plus aérienne que celle du Stabat mater. Le Gloria Patri, notamment, avec sa viole d’amour, va chercher les plus belles sonorités et les plus belles couleurs de sa voix, une voix très agile, très épurée, avec une lumière incroyable. »

L’inverse est tout aussi vrai quand s’exprime Philippe Jaroussky : « J’ai eu la même impression dès que j’ai entendu Marie-Nicole enregistrer le premier mouvement du Stabat Mater. L’oeuvre convient mieux à une voix de contralto de manière générale et en particulier à Marie-Nicole. Ce mélange de sensualité, de dramatisme et d’abandon lui sied à merveille. Elle est aussi grande chanteuse que grande diseuse ; étant très sensible au texte, elle a une capacité à changer constamment son interprétation en fonction du mot qu’elle chante. C’est une force immense face à une oeuvre évoluant de bout en bout dans un climat dramatique, avec une musique qui revient de manière cyclique. Je pense que c’est la première fois que nous avons deux chanteurs différents pour ces deux oeuvres sur un même disque. C’est un élément qui peut éclairer la différence fondamentale existant entre ces deux partitions. »

Jean-Christophe Spinosi demeure encore sous l’émotion de ce Stabat Mater : « Il y a deux manières d’aborder le Stabat : on peut rechercher la représentation d’une douleur stylisée, qui peut engendrer l’écoute musicale et la prière; on peut aussi vraiment incarner la douleur de la mère. Marie-Nicole a chanté le Stabat Mater comme une mère, cette mère qui pleure la chose la plus terrible qu’il y ait au monde – la perte d’un enfant. Elle incarne et vit directement les mots. Lorsqu’elle chante « dum pendebat filius », si l’on écoute bien, sans les paroles, on a l’impression qu’il s’agit d’une berceuse, que la mère berce une dernière fois son enfant. C’est assez incroyable. »

Il ne tarit pas d’éloges non plus au sujet de son contre-ténor favori, notamment au sujet du névralgique et si fameux Cum dederit du Nisi Dominus : « Le Cum dederit utilise un principe que j’appelle “mouvement immobile”, que je trouve très vénitien. À Venise, sur les canaux, le soir, quand il n’y a plus aucun mouvement… Quand on pousse une barque, elle avance mais on a l’impression qu’il n’y aucun mouvement tant l’onde est calme. Il y a une composante à la fois onirique et aquatique. Pour atteindre ce mouvement immobile, j’ai pensé à la dernière minute qu’il fallait ralentir encore plus. Et ce qui est extraordinaire, c’est que Philippe aurait pu dire : “Ce n’est pas comme cela qu’on fait d’habitude.” Au contraire, il a adhéré au tempo immédiatement. Ce genre de moment, c’est grand ! »

L’amour du musicien est patent envers ses deux solistes, qui le lui rendent bien. Philippe Jaroussky : «Jean-Christophe mène une recherche perpétuelle d’échanges entre le soliste et l’orchestre. Quand nous travaillons ensemble, tout le monde est toujours ouvert à une suggestion si elle est pertinente, qu’elle vienne de Jean-Christophe, de moi ou de l’orchestre. La discussion est toujours ouverte, sans tabou, sans fierté personnelle. L’autre grande force de Jean-Christophe, c’est son souci permanent de mettre en valeur une oeuvre, de la rendre le mieux possible. C’est une chose qui l’obsède, il veut la couleur juste et le tempo juste pour chaque musique. » Cet échange permanent est aussi ce que Marie-Nicole Lemieux affectionne particulièrement : « Ce qui est beau, c’est que Jean-Christophe est toujours plein de surprises ; avec les concerti ou l’Orlando furioso, on découvre un musicien explosif. Mais il a aussi cette tendresse, qui d’ailleurs apparaît aussi dans Orlando. L’ensemble peut jouer sur un crin et obtenir ainsi une douceur incroyable. Jean-Christophe a gardé une pudeur religieuse pour dire la spiritualité et l’amour maternel. Lui et l’orchestre ont réussi à trouver une couleur vraiment à part pour le Stabat Mater, comme ils l’ont trouvée également dans le Nisi Dominus. »
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Mardi 22 janvier 2008
S'il y a une oeuvre de Brahms avec laquelle j'ai toujours eu un peu de mal, c'est bien son Double Concerto. J'ai souvent trouvé cette oeuvre ennuyeuse. Certainement à cause des versions entendues à la radio ou en disque. En ce début d'année, on m'a offert le dernier album des frères Capuçon. Y figure ce concerto ainsi que le Quintette pour clarinette et cordes avec Paul Meyer.



Je dois dire que cet enregistrement du Double Concerto m'a plutôt réconcilé avec cette oeuvre. Ce n'est pas encore ma préférée, mais je l'ai relativement bien appréciée. Mais, peut-être existe-t-il une version bien meilleure encore que certains pourraient vivement me conseiller ? Je prends bien entendu tous les avis et toutes les propositions.

Mais, je dois l'avouer, ce qui m'a le plus enchanté sur cet enregistrement c'est le quintette. Comme cette partition va bien à Paul Meyer... Ou plutôt, comme son son si particulier et son jeu conviennent bien à cette musique !
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